
L’Institut du Cœur Jean Louis Noisiez a réalisé sa première opération le 17 août 2026, avant une ouverture au public le 24 août et une inauguration officielle le 22 septembre à Saint-Laurent-du-Var. Un bâtiment de 22 500 m² sur neuf étages qui réunit l’ensemble de la cardiologie de l’Institut Arnault-Tzanck.
Un investissement de 130 millions d’euros financé par la Fondation Jean Louis Noisiez, via sa structure d’investissement Trévise Participations.
Un plateau technique de 5 000 m² avec neuf salles opératoires : trois dédiées à la chirurgie cardiaque, dont une à la simulation et à l’enseignement, deux salles hybrides et quatre salles interventionnelles.
Un partenariat technologique de dix ans avec Siemens Healthineers France, signé en juin 2025 pour 22,7 millions d’euros, couvrant la fourniture et la maintenance des équipements d’imagerie médicale.
Un projet mûri sur vingt ans, porté par un modèle de financement philanthropique
Le projet a été mûri pendant une vingtaine d’années, initié en 2020 par Jean-Louis Noisiez, fondateur du groupe GSF basé à Sophia Antipolis, avant sa disparition en novembre 2022, aux côtés du Dr Jean-Marie Salvadori.
Le nouveau bâtiment regroupe désormais en un même lieu la cardiologie médicale, interventionnelle et structurelle, la rythmologie et la chirurgie cardiaque, du diagnostic jusqu’au suivi.
Un financement porté par la Fondation Jean Louis Noisiez
L’investissement de 130 millions d’euros a été financé par la Fondation Jean Louis Noisiez, via sa structure d’investissement, Trévise Participations, fonds à long terme qui accompagne des acteurs économiques dans les services, les infrastructures ou la culture, avec un portefeuille qui inclut notamment Rivaj Group, Edeis, Aura, GSP, Vidélio ou GL Events.
Une capacité technique dimensionnée pour la croissance de l’activité
Le plateau technique regroupe neuf salles opératoires : trois de chirurgie cardiaque, dont une consacrée à la simulation et à l’enseignement, deux salles hybrides et quatre salles interventionnelles. L’institut compte par ailleurs 60 lits d’hospitalisation, dont 26 réservés aux soins critiques, entre réanimation et soins intensifs cardiologiques.
La configuration des lieux permet un accès centralisé aux images, aux outils de diagnostic et à l’historique de chaque patient, quelle que soit la salle opératoire. L’établissement s’appuie sur des équipements de dernière génération : un scanner capable de produire des images d’une précision comparable à celle d’une IRM, des systèmes d’électrocardiogramme dernière génération dans les chambres de réanimation, et une salle de contrôle centralisée pour le suivi en temps réel des rythmes cardiaques.
Un partenariat industriel structurant sur dix ans
L’accord signé en juin 2025 avec Siemens Healthineers France court sur dix ans, pour un montant évalué à 22,7 millions d’euros. Il couvre la fourniture, l’installation, la maintenance et le renouvellement des équipements d’imagerie : scanner à comptage photonique, systèmes d’imagerie des salles de coronarographie et de rythmologie interventionnelle, équipement des salles hybrides, échographes 3D.
Au-delà du matériel, le partenariat a servi en amont de l’ouverture à simuler en 3D les parcours patients, les flux administratifs et cliniques et les besoins en personnel, et doit désormais accompagner la numérisation du parcours patient et le pilotage de l’activité dans la durée.
Une mutualisation du plateau technique à l’échelle départementale
Le plateau technique de l’institut est ouvert aux chirurgiens cardiaques des Alpes-Maritimes qui officient dans d’autres hôpitaux du département, notamment le CHU de Nice, les hôpitaux de Cannes et d’Antibes, ainsi que la clinique Saint-Georges. Chaque professionnel intervenant peut accéder aux dossiers patients depuis n’importe quel ordinateur de l’établissement.
Environ 500 personnes travaillent chaque jour sur le site, dont 30 médecins salariés. L’Institut Arnault-Tzanck réalise chaque année environ 450 chirurgies cardiaques lourdes, 1 000 dilatations coronaires et 2 500 coronarographies, avec l’ambition de prendre en charge des cas de plus en plus complexes.
Un maillon supplémentaire pour l’écosystème santé de la Côte d’Azur
L’ouverture de l’Institut du Cœur Jean Louis Noisiez s’ajoute à un ensemble d’infrastructures de santé qui se sont développées sur le territoire azuréen en 2026. Le CHU de Nice et le Centre Hospitalier de Cannes ont signé fin mars la convention constitutive d’AZUR, entité territoriale de recherche clinique destinée à coordonner les essais entre établissements. Le Tiers-Lieu d’Expérimentation SKIN a ouvert en mai au CHU de Nice pour tester des outils de diagnostic dermatologique par IA. Le pôle Eurobiomed a mobilisé près de 250 millions d’euros pour ses membres au premier semestre 2026.
Sources : Presse Agence, Sophianet, ICI Azur, Institut Arnault-Tzanck, Tribuca
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